Cadre de vie

 

      

 

 

Alerte aux phyto

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Il faut savoir qu’environ 1% seulement de la part des pytosanitaires entre réellement en contact avec l’organisme ciblé. Le reste, soit 99% des substances, est dispersé dans notre environnement, par le vent, la pluie, contaminant ainsi l’eau, l’air et le sol, avec des molécules toxiques pouvant persister dans le sol et dans l’eau pendant des dizaines d’années et avec des impacts sur les écosystèmes et la santé.

Un produit phytosanitaire, c’est….

 

…une substance, aussi appelée « pesticide », conçue pour détruire ou freiner la croissance des végétaux indésirables et des organismes jugés nuisibles. Ses usages sont agricoles, mais aussi urbains ou domestiques. Il est constitué d’une ou de plusieurs matières actives ayant ou non un nom commun (ex : le glyphosate) et un nom chimique (ex : le N-phosphonométhyglycine), ainsi que d’additifs. Leur utilisation est soumise à une législation précise et contraignantes. La France est le premier pays consommateur et producteur de pesticides en Europes avec 77.100 tonnes de matières actives vendues en 2007, et le troisième utilisateur mondial après les Etats-Unis et le Japon. Au niveau mondial, la France est également le 2ème pays producteur de pesticides

 

Pour des enjeux environnementaux, de santé publique, il est donc très important de raisonner et de limiter l’usage des phytosanitaires , et chez vous, pourquoi pas le zéro phyto ?

 

 

Impact sur l’eau : Il suffit d’un gramme de pesticides déversé dans un ruisseau pour provoquer une pollution sur 10 km ! Lors de l’application de phytosanitaires, une allée bitumée rejette l’essentiel des produits appliqués à la première averse alors qu’une allée sablée les transporte progressivement à chaque pluie. Mais, au final, les persticides se retrouvent dans le milieu dans des proportions importantes. En cas de pollution phytosanitaire des eaux brutes pour l’alimentation humaine, la décontamination dans des stations spéciales coûte très cher à la collectivité et par conséquent aux administrés.

Impacts sur le sol : L’utilisation de produits chimiques entraîne une baisse de la biodiversité du sol due à la destruction d’organismes non ciblés.

Cela peut entraîner une stérilisation progressive du sol suite à la mort des micro-organismes qui participent à l’alimentation et à la bonne santé des végétaux.

Impacts sur l’air : A la ville et peut-être plus encore à la campagne, notre atmosphère est contaminée par les produits phytosanitaires. La pénétration des molécules dans le corps se fait avant tout par la peau et la respiration.

     

 

Impact sur la santé humaine : La présence de ces produits dans l’environnement (sols, cours d’eau, plantes,) constitue un sujet légitime de préoccupation : d’une part, leurs effets sur la faune sont avérés (certaines de ces substances sont des perturbateurs endocriniens) et d’autre part, par contamination de la chaîne alimentaire, il en résulte un potentiel d’exposition constante de la population. Ces substances sont notamment soupçonnées d’être à l’origine de certains cancers et de la Maladie de Parkinson (Comité de la prévention et de la Précaution, Alain Grimfeld &  Ali 2000)

Cadre de vie
L’environnement
Avec la loi du 6 février 2014 interdisant l’usage des pesticides dans les espaces verts publics à partir du 1er janvier 2017, la marche vers le « zéro pyto », enclenchée notamment par le Grenelle de l’Environnement, dispose désormais d’un cadre législatif. Au-delà des seuls parcs et jardins, c’est un pan entier de l’aménagement urbain qui est concerné par ce virage (voirie, bâtiments, espace public…) Avec bien sûr, à la clé, un impact non négligeable sur l’eau et les milieux naturels.

 

 

Pourquoi une loi qui interdit des produits utilisés depuis des décennies ?

La France demeure le premier consommateur européen de pesticides, et le 3ème mondial.

La pollution de l’eau mais aussi des sols coûte cher aux collectivités mais aussi aux particuliers, soit directement via la facture d’eau, soit via les impôts !

Zéro-phyto : Qu’est-ce que c’est ?

C’est zéro produits phytosanitaires, pesticides et produits phytopharmaceutiques déversés sur les végétaux par la collectivité. Pourquoi ? Car ces produits se répandent dans les solds et contribuent à polluer les nappes phréatiques et les eaux de surface. Leurs effets néfastes sur la qualité des eaux, la santé et la biodiversité sont aujourd’hui avérés. Moins de pesticides dans les espaces publics, c’est plus de nature autour de nous et oins de risques pour la santé des habitants.

Des pratiques à ajuster

Le passage à une gestion différenciée des espaces verts suppose un renversement total des approches. Il ne faut plus se demander par quoi remplacer le glyphosate, mais chercher à définir quel esthétisme on souhaite, en l’absence de glyphosate. C’est totalement différent ! Ces méthodes alternatives permettent de maintenir une partie de la végétation spontanée en place. C’est une évolution des critères esthétiques qu’il faut définir en concertation avec les administrés, afin de permettre l’acceptation et la compréhension.
La présence de végétation spontanée est normale, ce n’est pas un abandon d’entretien.

Comment atteindre les objectifs de la Chartre d’entretien des espaces publics

Initiée en 2009 par les Agences de l’Eau Artois-Picardie et Seine-Normandie et le Conseil Régional de Picardie, la chartre d’entretien des espaces publics pour la préservation de la ressource en eau et des milieux aquatiques vers le zéro phyto contient des engagements à respecter. Elle décrit les actions dans lesquelles s’engage la collectivité pour maîtriser les risques de pollutions ponctuelles et diffuses des ressources en eau, liées aux pratiques de désherbage.

La reconquête de la qualité de l’eau passe par la maîtrise des risques de pollutions par les produits phytosanitaires utilisés en zone non agricole. Différents moyens existent : diminution des surfaces traitées, mise en œuvre de méthodes alternatives de désherbage.

Plusieurs étapes sont à respecter : établir un plan de désherbage des espaces verts de la commune permettant d’aller vers un plan de gestion différenciée, utilisation durable d’une ou plusieurs techniques alternatives (non chimiques), implantation d’espèces adaptées et diversification des espèces locales, revégétalisation des espaces, actions en faveur de la bio-diversité, aménagement en surface non imperméabilisée, etc…

 

Les résultats attendus

L’objectif premier est d’améliorer le cadre de vie des administrés.

Il se matérialise par une réduction du risque de pollution de la ressource en eau, la diminution des contraintes et danger pour la santé et l’environnement liée à l’utilisation des produits phytosanitaires, favorise la biodiversité.

Ci-après sous forme de fiches explicatives, les principaux thèmes évoqués ci-dessus

  • Les produits phytosanitaires : qu’est ce que c’est ?
  • La gestion différenciée
  • L’eau : une ressource naturelle précieuse
  • Une autre approche du fleurissement
  • Préserver la bio-diversité et améliorer le cadre de vie